De Copenhague à Mexico et au-delà : droit dans le mur, tant pis pour les pauvres, tant pis pour la planète !

Posté par partianticapitaliste81 le 20 novembre 2009

TANURO Daniel

19 novembre 2009

Alors que l’urgence est maximale, le sommet des Nations Unies sur le climat, à Copenhague en décembre prochain, ne débouchera pas sur un traité international contraignant. Au mieux, les gouvernements s’accorderont sur une déclaration politique. Une de plus… Les négociations pourraient se conclure à Mexico, fin 2010. Sur base des positions en présence, elles ne peuvent qu’accoucher d’un texte écologiquement insuffisant, socialement inacceptable et technologiquement dangereux. Il convient donc de sonner le tocsin. La logique productiviste du capitalisme, sa course au profit planétaire et sa guerre de concurrence sont en train de nous précipiter droit dans le mur. Des centaines de millions de pauvres risquent d’en faire les frais, des richesses naturelles irremplaçables d’être détruites. Une mobilisation sans frontières, massive et unitaire, est absolument nécessaire pour imposer, dans la justice sociale, des objectifs et des mesures à la hauteur du danger. Au sein de cette mobilisation, une aile gauche, anticapitaliste, doit faire entendre sa voix.

Plus un seul responsable politique important ne doute que le réchauffement est dû principalement à la combustion de charbon, de pétrole et de gaz naturel. Tous connaissent les dangers de la situation. Le résumé à l’intention des décideurs du quatrième rapport du GIEC – un document qui engage les Etats – propose un tableau des impacts sur les ressources en eau douce, les écosystèmes, la production agricole, les zones côtières et la santé humaine. Il en ressort que le seuil de dangerosité est bien inférieur au chiffre de +2°C par rapport à l’ère pré-industrielle. En réalité, dans les îles du Pacifique, les régions arctiques, les vallées andines, les zones côtières du Bangladesh, le seuil est déjà dépassé. Les représentants des petits Etats insulaires exigent de tout mettre en œuvre pour ne pas excéder 1,5°C de hausse. Comme le mercure a déjà gagné 0,7°C depuis 1780 et qu’une augmentation de 0,6°C est inévitable (vu la quantité de gaz à effet de serre accumulée dans l’atmosphère), la conclusion coule de source : il n’y a plus une minute à perdre ! Les conditions d’existence de centaines de millions de gens dépendent d’une action rapide, coordonnée, mondiale, pour réduire radicalement et rapidement les émissions, principalement les émissions de CO2. Mais cette action ne vient pas !

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Chacun son mur - communiqué du NPA 81

Posté par partianticapitaliste81 le 20 novembre 2009

Chacun son mur,

Le 9 novembre 2009 des militants palestiniens abattaient une partie du mur construit par Israël en Cisjordanie, provoquant ainsi l'arrestation immédiate de deux des leurs par l'armée israélienne.

Le 19 novembre 2009, en acquittant de toute responsabilité Grande Paroisse et sa maison mère Total dans l'explosion de l'usine AZF à Toulouse le 21 septembre 2001, la justice française faisait tomber le mur des réglementations de sécurité censées empêcher les dirigeants de l'industrie capitaliste de jouer avec la vie de leurs salariés.

Le 19 novembre 2009 la justice tunisienne dressait le mur du silence en ouvrant le simulacre de procès de Taoufik Ben Brik, journaliste d'opposition indépendant, ne laissant aucune droit à la parole à l'accusé ni à ses avocats lors de l'audience.

Le 19 novembre 2009, la Cour Suprême du Brésil dressait le mur de la veulerie en déclarant recevable la demande d'extradition formulée par le pouvoir italien à l'encontre de Cesare Battisti dont le destin est maintenant dans les mains du Président Lulla da Silva.

Le 19 novembre la justice française dressait le mur de la répression en ouvrant le procès de quatre marins syndicalistes qui s'étaient emparés du navire Pascal Paoli sans violence, en 2005 pour faire entendre leurs revendications.

Tous les jours, des candidats à l'immigration en Europe se heurtent au mur de Ceuta sous la menace des gardes frontière marocains.

Tous les jours des travailleurs migrants chinois n'ont pour horizon que les murs de leur usine prison

Le 9 novembre 2009, des dizaines de milliers de berlinois avaient l'incroyable privilège de voir Lech Walesa renverser deux mille dominos en polystyrène.

À chacun de choisir le côté du mur qui lui convient…

Albi, le 20 novembre 2009

NPA 81

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“Grand Théâtre” d’Albi : on arrête tout et on discute !

Posté par partianticapitaliste81 le 19 novembre 2009

« ON ARRETE TOUT ET ON DISCUTE », voilà ce que nous demandons à M. le Maire d’Albi.

 La lettre ouverte que lui a adressée le Comité Citoyen est restée sans réponse, pour lui la concertation a déjà eu lieu. Devant ce mépris et ces  incohérences, je vous invite à signer la pétition ci-jointe ,

 cliquez sur : http://jesigne.fr/legrandtheatre

 Si vous avez déjà reçu cette pétition , c’est une preuve que la mobilisation est en marche !

A faire circuler.

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Le 24 novembre, tous et toutes dans la rue

Posté par partianticapitaliste81 le 19 novembre 2009

Télécharger le tract au format PDF tract20091117regions.pdf

Nous savons tous que nous devons faire front tous ensemble dans tous les secteurs et toutesles catégories.
Chaque semaine, des milliers d’entre nous sont licenciés ou subissent la précarité. Les conditionsde travail régressent. Pour une majorité de la population, les salaires ne permettent pas de vivre décemment. Les services publics qui se dégradent sont bradés au privé et la survie de la planète est menacée par la soif des profits. Dans l’Education Nationale, 11500 suppressions de postes ont eu lieu en 2009 et 16000 sont programmées pour  2010, dans le cadre d’un « budget de rigueur ».Il n’y a aucune raison d’accepter cette injustice dans une société qui regorge de richesses mais les réserve aux plus riches, aux actionnaires,aux banquiers et aux patrons. Pour eux, la Bourse reprend son essor : les bonus, les dividendes et les profits s’envolent. Et les aides de l’État finissent dans leurs poches…

Pour ne pas payer la crise du capitalisme, faisons front commun

Nous avons été plusieurs millions dans la rue ce printemps pour dire haut et fort que nous ne voulons pas payer la crise. Nous avons encore été deux millions d’usagers cet automne à refuser la privatisation de la Poste lors de la votation citoyenne du 3 octobre. Et, tous les jours, nous sommes des milliers et des milliers à nous battre pour de multiples raisons.
Le 24 novembre, soyons nombreux à refuser la casse du service public d’Education. Ce jour-là, ce sont aussi les salariés de la Poste qui feront grève et descendront dans la rue. Le 28 novembre, les postiers et les usagers seront à nouveau appelés à manifester dans toute la France.  Le 29 novembre, nous serons aux côtés des travailleurs sans papiers en lutte aujourd’hui pour obtenir leur régularisation et
plus généralement celle de toutes et tous les sans-papiers. Et le 8 décembre, ce sont les cheminots qui descendront dans la rue pour exiger le maintien d’un véritable service public de transport. La réussite de ces grèves et de ces manifestations pourrait être un tremplin vers une mobilisation d’ensemble pour riposter à la politique de régression sociale du gouvernement et du patronat.

 

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Pourquoi Pôle emploi ne réclame pas sa dette à l’Unedic

Posté par partianticapitaliste81 le 14 novembre 2009

LE MONDE | 06.11.09 | 14h14

Pôle emploi a-t-il trop d'argent ? On pourrait le croire, puisque le service public de l'emploi laisse courir une dette de l'Unedic qui s'élevait à 528 millions d'euros fin septembre. Une aubaine pour l'assurance-chômage, qui emprunte déjà sur les marchés pour faire face à un déficit cumulé de 5,6 milliards d'euros, fin octobre.

Ce “désintéressement” étonne. Avec la crise économique et l'explosion du chômage, la pression sur Pôle emploi s'est intensifiée - 500 000 chômeurs en plus cette année dont 150 000 indemnisés -, amplifiant le mal-être des agents (Le Monde du 20 octobre). En pleine campagne pour les élections professionnelles, les syndicats ont beau jeu de réclamer plus de moyens et s'étonnent que la direction n'ait pas l'utilité du demi-milliard d'euros.

“A partir de la fin du mois de juin, on s'est aperçu qu'on avait un niveau de trésorerie suffisant et il était de bon ton de ne pas pousser l'Unedic à s'endetter plus”, avance Christian Charpy, directeur général de Pôle emploi. Le remboursement de cette dette de l'Unedic, qui représente deux mois de versement (juillet et août), n'a donc pas été réclamé.

Si Pôle emploi n'a pas besoin de cet argent, c'est que l'engagement de dépenses a été plus faible que prévu au premier trimestre, explique la direction. Le recours aux opérateurs privés (150 millions d'euros) ne doit intervenir que dans les prochains mois. Les dispositifs d'aide aux chômeurs, formation professionnelle et mobilité géographique, connaissent “une montée en charge plus lente que prévue”, fait valoir M. Charpy.

Jeudi 5 novembre, comme presque tous les mois - deux versements sont effectués, le 5 et le 25 de chaque mois -, l'Unedic a fait son chèque à Pôle emploi : 123 millions d'euros, soit près de 250 millions mensuels. Le montant du financement du service de l'emploi par l'Unedic a été fixé à 10 % des rentrées de cotisation chômage, par la loi du 13 février 2008 qui a créé Pôle emploi. Assis sur l'exercice certifié de 2007, cela donnait 3 milliards d'euros par an. “J'avais dit que ce montant, qui représentait une hausse de 3 % par rapport aux sommes versées avant à l'ANPE, était trop élevé”, rappelle Annie Thomas, vice-présidente CFDT de l'Unedic.

Cette créance de 528 millions d'euros inquiète aussi les partenaires sociaux pour une autre raison, plus politique. Ils craignent que l'Etat, qui verse à Pôle emploi 1,360 milliard d'euros par an, ne se désengage à terme du financement du service de l'emploi. La convention tripartite qui le lie à Pôle emploi et à l'Unedic court jusqu'en mars 2011. A partir de là, avec l'espoir que la crise soit terminée et le chômage reparti à la baisse, tout sera à renégocier.

Rémi Barroux

Article paru dans l'édition du 07.11.09

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Ce soir : conférence du 8/11/2009 à Gaillac : la fin d’un cycle et quelle riposte ?

Posté par partianticapitaliste81 le 13 novembre 2009

Conférencier : J.C. Vessilier - militant NPA

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IVe Internationale : Le basculement climatique capitaliste et nos tâches

Posté par partianticapitaliste81 le 13 novembre 2009

Par Daniel Tanuro le jeudi, 12 novembre 2009

Nous publions ci-dessous le joint le projet de résolution rédigé par notre camarade par Daniel Tanuro et soumis à la discussion préparatoire au Congrès mondial de la IVe Internationale qui se tiendra au mois de février 2010.

Télécharger le document au format PDF :  basculementclimattiquenostaches.pdf

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Une autre agriculture pour un autre climat

Posté par partianticapitaliste81 le 13 novembre 2009

Esther Vivas

Le modèle actuel de production agricole et d'élevage industriels contribue à aggraver la crise écologique globale et a un impact direct sur le processus du changement climatique. Bien que cela ne semble pas évident à première vue, l'agro-industrie est l'une des principales sources d'émissions de gaz à effet de serre (GES).

C'est ce qui a été souligné par la la campagne « Ne mange pas le monde » dans le cadre des mobilisations à l'occasion de la réunion des Nations Unies à Barcelone sur le changement climatique, avant le sommet crucial de Copenhague (COP15) en décembre où doit être adopté un nouveau traité remplaçant celui de Kyoto. D'après cette campagne, entre 44 et 57% des émissions de gaz à effet de serre sont provoquées par le modèle actuel de production, de distribution et de consommation alimentaires. Un chiffre obtenu en additionnant les émissions dues aux activités strictement agricoles (11 à 15%), à la déforestation (15 à 18%), à la manutention, au transport et au stockage des aliments (15 à 20%) et des résidus organiques (3 à 4%). Il ne faut pas perdre de vue les éléments qui caractérisent ce système de production alimentaire: intensif, industriel, kilométrique, délocalisé et dépendant des énergies fossiles. Voyons cela en détail.

Intensif car il repose sur une sur-exploitation des sols et des ressources naturelles et libère ainsi des gaz à effet de serres des forêts, des champs de culture ou d'élevage. En plaçant au dessus de tout la productivité au lieu de l'entretien, de la régénération ou de l'exploitation prudente de l'environnement, il rompt l'équilibre grâce auquel les sols capturent et stockent du carbone, contribuant ainsi à la stabilité climatique. Industriel car il consiste en un modèle de production mécanisé, utilisant des agents chimiques, privilégiant la monoculture, etc. L'utilisation d'immenses tracteurs pour labourer la terre et récolter les aliments contribue à libérer plus de CO2. Les fertilisants chimiques utilisés dans l'agriculture et dans l'élevage modernes génèrent une quantité importante d'oxydes nitreux, une des principales sources d'émission de gaz à effet de serre. De plus, la destruction par le feu des bois, des forêts et des jungles pour les convertir en terrains de pâture ou de monoculture affecte gravement la biodiversité et contribue également aux émissions massives de carbone. Kilométrique et pétro-dépendant, car il s'agit d'une production de marchandises délocalisé qui est à la recherche de main d'oeuvre bon marché et de législations environnementales plus laxistes. Les aliments que nous consommons parcourent des milliers de kilomètres avant d'atterrir dans nos assiettes, avec tout l'impact environnemental que cela implique. On estime qu'aujourd'hui la majeure partie des aliments voyagent en moyenne entre 2.500 et 4.000 kilomètres avant d'être consommés, soit 25% de plus qu'en 1980.

Nous sommes face à une situation totalement intenable où, par exemple, l'énergie consacrée à expédier des laitues d'Almeria vers les Pays-Bas est trois fois supérieure à celle utilisée pour les cultiver… C'est d'autant plus absurde que nous consommons bien souvent des aliments qui proviennent de l'autre bout du monde alors qu'ils sont produits au niveau local. L'élevage industriel est un autre secteur important d'émission de gaz à effet de serre et son développement s'est fait à coup de déforestations massives: 26% de la superficie terrestre est dédiée à l'élevage et 33% à la production d'aliments pour le bétail! Les pourcentages d'émissions de GES de ce secteur représente 9% des émissions totales de CO2 (principalement par la déforestation), 37% des émissions de méthane (par la digestion des ruminants) et 65% des émissions d'oxyde nitreux.
Ce modèle d'alimentation kilométrique, tout comme le taux élevé d'utilisation d'agents agro-chimiques dérivés du pétrole, implique une forte dépendance envers les ressources fossiles. En conséquence, dans la mesure où le modèle de production agricole et d'élevage dépend fortement du pétrole, la crise alimentaire, la crise énergétique et la crise climatique sont étroitement liées.

Malgré tous ces sombres éléments, nous pouvons freiner le changement climatique et l'agriculture paysanne, locale et agro-écologique peut y contribuer de manière déterminante. Il s'agit de rendre à la terre la matière organique qui lui est substituée, après que la « révolution verte » a épuisé les sols avec l'usage intensif de fertilisants chimiques, de pesticides, etc. Pour ce faire, il est nécessaire de développer les techniques agricoles soutenables qui peuvent augmenter graduellement la matière organique de la terre de 2% sur une période de 50 ans, restituant ainsi le pourcentage éliminé depuis les années '60. Il est nécessaire de soutenir un modèle de production diversifié, mêlant prairies, bois, champs de culture et d'élevage, qui intègre à nouveau la production animale dans la culture agricole, avec des arbres et des plantes sylvestres. Il faut promouvoir les circuits courts de commercialisation et la vente directe dans les marchés locaux. Avec de telles pratiques, on estime qu'il serait possible de capturer jusqu'à deux tiers de l'excédent actuel de CO2 dans l'atmosphère. Le mouvement paysan international Via Campesina a tout à fait raison quand il souligne que « l'agriculture paysanne peut refroidir la planète ». En outre, il faut dénoncer les fausses solutions du capitalisme vert face au changement climatique, comme l'énergie nucléaire, les agro-combustibles etc, ainsi que dénoncer les lobbys patronaux qui ne cherchent qu'à tirer un maximum de profit du futur traité de Copenhague. Divers mouvements sociaux exigent la « justice climatique » en visant les mécanismes de marché incorporés dans le protocole de Kyoto et qui doivent être prolongés à Copenhague.

Une véritable justice climatique doit aller de pair avec la justice sociale, en liant étroitement la lutte contre la crise écologique globale avec le combat contre la crise capitaliste qui touche de vastes secteurs populaires, sur base d'une perspective anticapitaliste et écosocialiste.

Pour que le climat ne change pas, il faut changer le monde!


*Esther Vivas est membre de d'Izquierda Anticapitalista-Revolta Global dans l'Etat espagnol et a été tête de liste aux dernières élections européennes. Elle a publié en français «En campagne contre la dette» (Syllepse, 2008) et est coordinatrice des livres en espagnol «Supermarchés, non merci»! et «Où va le commerce équitable»? L’article que nous reproduisons ici est paru dans le quotidien espagnol Público et traduit de l'espagnol pour le site www.lcr-lagauche.be .

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Grippe A : vaccination forcée

Posté par partianticapitaliste81 le 13 novembre 2009

Vaccination de masse ou vaccination ciblée des personnes fragilisées? La décision de vacciner toute la population française a été prise sous la pression d’experts financés à 100% par l’industrie de la vaccination.

Le groupe d’expertise et d‘information sur la grippe (GEIG), au budget de 400 millions d’euros, est financé jusqu’au dernier centime par cinq groupes de la vaccination. C’est son directeur scientifique, le professeur Lina, qui se tient aux côtés de Mme Bachelot lors de ses conférences de presse.

Alors que la santé subit l’austérité, le gouvernement a trouvé un milliard d’euros, payée pour moitié par la Sécu – donc nos cotisations, pour acheter, quatre fois leur prix, 90 millions de doses de vaccins. Des vaccins qui n’avaient pas encore d’autorisation de mise sur le marché, et qui n’ont quasiment pas été testés, malgré l'ajout d’adjuvants et de conservateurs. Alors que les labos jurent qu’il n’y a aucun problème avec leurs vaccins, ils ont quand même obtenu qu’en cas de complication vaccinale, ils n’aient pas un euro à débourser. C’est le fonds d’indemnisation des aléas thérapeutiques qui paiera!

Un scandale à un milliard d’euros qui doit d’autant plus être dénoncé que la mortalité de la grippe pandémique n’est guère supérieure à celle de la grippe saisonnière, alors qu’elle est plus contagieuse. À l’opposé des experts sous influence, la seule revue de formation médicale indépendante des laboratoires, la revue Prescrire, conseille de s’en tenir à une «vaccination ciblée pour les personnes à risque élevé de complications graves, ceux qui les entourent et qui les soignent». Différents vaccins sont sortis: virus entier ou fragmenté, avec ou sans adjuvant et conservateur.

En effet, les adeptes du «vacciner plus pour gagner plus» ont été confrontés à un problème: leur capacité de fabrication limitée. Alors, pour produire plus avec moins d’anti-gènes, ils ont rajouté dans leur vaccin (Focetria, Pandemrix) des adjuvants qui stimulent la réaction du système immunitaire, mais sont aussi accusés de favoriser des maladies auto-immunes. Ils ont également rajouté des conservateurs comme le thiomersal, un dérivé mercuriel dont la présence n’est plus recommandée dans les vaccins depuis 1998, à cause des risques neurotoxiques. Le Cevalpan utilise lui des virus entiers inactivés. Pourtant une vaccination aux USA avec ce type de vaccin, en 1976, a été arrêtée pour avoir causé une paralysie ascendante grave de type Guillain-Barré pour 100 000 vaccinations.

Pour la revue Prescrire, les vaccins fragmentés, sans adjuvants et sans thiomersal, comme le Panenza, ont le meilleur rapport-bénéfice risque, notamment pour les nourrissons et les femmes enceintes, quand ils sont jugés à risque. Ils se rapprochent le plus du vaccin de la grippe saisonnière, largement éprouvé, qui réduit de 50% les complications et de 80% la mortalité, parmi les populations ciblées.

Experts payés par les labos, vaccins peu testés, gouvernement qui choisit la vaccination de masse d’abord dans l’espoir d’éviter des arrêts de travail, quitte à faire courir des risques inutiles à l’ensemble de la population… le doute est semé. Seule 17% de la population souhaite être vaccinée. Et pas toujours celle qui en aurait besoin!

Frank Cantaloup

Plus d'infos : http://www.prescrire.org/aLaUne/dossierGrippeA15oct.php

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L’EPR : une bombe à retardement écologique, un fiasco technique et économique

Posté par partianticapitaliste81 le 8 novembre 2009

Communiqué du NPA

On connaissait les énormes problèmes rencontrés par Areva sur ces chantiers  en Finlande et à Flamanville (béton fissuré, soudures défectueuses) mais l'annonce faite conjointement par  les autorités de sûreté nucléaire britannique, française et finlandaise montre que la situation est pire que tout ce que l'on pouvait imaginer.

Les sérieuses réserves émises  concernent le système de sûreté de ce réacteur. Quand on sait qu'il  est  le plus dangereux du monde car il utilise du mox, un mélange d'uranium et de plutonium, il y a vraiment de quoi s'inquiéter. Le système de “contrôle-commande” de l'EPR, mise en cause  par le récent rapport est qualifié  d”'épine dorsale et de cerveau des réacteurs nucléaires” par l'ASN.

Cette nouvelle très grave vient s'ajouter à une longue liste de  dysfonctionnements dans cette entreprise qui accélère sa course au profit : déchets abandonnées en Russie , découverte de stock de plutonium à Cadarache, soutien au coup d'Etat au Niger, notre principal fournisseur d'uranium etc,…

Loin d'être une énergie propre, le nucléaire est au contraire une menace terrible pour l'humanité.  Il est donc aussi urgent d'arrêter l'EPR et  de lancer un plan d'économies d'énergie, en particulier d'isolation de l'habitat et de développer véritablement  les énergies renouvelables, plans dont les financements  doivent être assurés par la taxation des profits des trusts énergétiques.  Les sommes colossales - probablement  dans les 5 milliards d'euros - investies dans ce projet inutile  sont  un énorme scandale car l''EPR est aussi inutile que dangereux.

Qui paiera la  dette de 2 milliards d'euros qu'Areva doit aux autorités Finlandaises ? Pourquoi construire un nouvel EPR alors que la France est déjà en surproduction d'électricité  et que l'on sait maintenant que, pour le même investissement,  on crée plus d'emplois et d'énergie avec les énergies renouvelables qu'avec le nucléaire.  Mais  Areva et le gouvernement refusent de répondre à ces questions. 

Face à l'inconscience et à l'irresponsabilité des dirigeants, le NPA appelle tous les citoyens à se mobiliser pour arrêter ce projet.  Il est  temps d'en finir avec la tartufferie du  Grenelle de l'environnement et de  lancer une vaste mobilisation populaire  afin de mettre un terme à ce projet  désastreux  qu'est l'EPR,  et  d'enclencher une dynamique qui nous permettra de sortir de la folie du nucléaire.

Le 8 novembre 2009.

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